Festival Rio Loco 2008 - Le blog Balkanique

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jeudi, juin 19 2008

Prairie inondée, Village sous le soleil !

Fatima Spar & The Freedom FriesOui, c'était elle hier la plus belle, sous le soleil de retour à Toulouse. La chaleur de sa voix comme en écho à la douceur de cette fin d'après midi, Fatima Spar nous a envoûtés. Avec ses yeux de chat étincelants, son corps fluet et mouvant, elle nous a fait entrer dans la danse, en commençant par nous faire lever (faignants !). Miaulant, sussurant au mégaphone, chantant tout bellement des chansons, qu'elle écrit en turc ou en anglais. Ses Freedom Fries, splendides musiciens, nous ont fait gigoter sur des airs jazzy ou pop ou ...autre chose qui est leur signature. Sans pitié pour la soirée qui s'annonçait pourtant bien remplie !

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Patchwork culturel pour petits et grands

Lucie, c'est pas vraiment l'histoire qui l'a captivée. Non, non cette musique, elle ne la connaissait pas. Ses grands yeux bleus, se mettent plutôt à pétiller quand on parle des danses. C'est vrai que pour la compagnie Est en Ouest qui présentait hier "Sur la route des Tziganes", la danse et la musique sont un moyen de véhiculer ce conte, qui parle du grand voyage des Tziganes depuis l'Inde jusqu'au sud de l'Espagne. Alice virevolte sous la neige des peupliers. Moins timide que sa copine, elle dit qu'elle a aimé la danse et les costumes. Pour ça, des couleurs, il y en avait sur scène, un vrai patchwork ! Robe rouge et noire de gitane andalouse, jupon bariolé d'Europe de l'est, foulards et talons qui claquent. Côté musique, idem : contrebasse jazz, guitare manouche, guitare flamenca et le chant envoûtant de Dusan Vranic. Les danses, hybrides, contribuaient à ce voyage qui prenait un malin plaisir à nous perdre dans nos codes un brin rigides. Lucie et Alice, elles, ne se sont pas posées toutes ses questions de vieux !

Une DJ qui fait même danser les béquilles

Entre Toulouse et les Balkans, Istanbul. Ce véritable carrefour culturel passait par la route de l’électro pour ce premier after du Ramier. Une femme aux platines, DJ Beyza pour un set "Electro from Istanbul".

"Mais, c’était pas une DJ qui devait mixer ?", s’étonne cette Rio Loqueuse qui vient tout juste de passer les portes de la discothèque. De son vrai nom, Ahmet Sendil, prendra vite la place sous l’énorme lustre et déverser son flot de gros son pour le plaisir des oreilles.

Les danseuses et les danseurs se laissent donc aller pour ce début de nuit. Un jeune homme en béquille, pris dans la tempête musicale en oublie même un temps ses jambes incertaines. Ses béquilles donnent le tempo au-dessus des têtes. Et, la nuit n’est pas terminée.

La Prairie des Filtres inondée

Cela devait arriver après le déferlement de ces dernières semaines. Même les prévisionnistes ont vu leurs calculs largement dépassé : la Prairie des Filtres a été inondée par une véritable marée humaine pour cette première soirée.

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mercredi, juin 18 2008

Visages roumains

Bucaresti2007 Brice Dirlès dresse le portrait d'une Roumanie nouvelle au travers des visages d'hommes et de femmes roumains, au lendemain de l"intégration de leur pays à l'Union Européenne.
Bucuresti 2007 à voir à l'Espace Bonnefoy. Photo Frédéric Maligne


A l'entrée de la Fnac ce sont aussi des visages d'hommes et de femmes roumains, derrière des vitres embuées de bus... Gabriela Lupu voulait montrer les traits de visages roumains en décembre 2006, quelques semaines avant l'intégration de leur pays dans l'Union Européenne. Dommage que la mise en scène soit bâclée... ce reportage qui a reçu le 2e prix du concours photo "Et pourtant elle tourne" (en 2007 organisé par France Inter et Le Monde) méritait mieux ! Bucarest - Figures de style, Fnac Wilson.

Lectures balkaniques

Nous étions assis hier dans le coin des enfants de la petite bibliothèque Fabre. Avec ses lunettes sur le bout du nez, Isabelle Luccioni, metteuse en scène de la compagnie Oui, bizarre, nous a lu "pour le goût", une poignée d'auteurs des Balkans du XXe siècle. Souvent, ce goût est celui du sang séché. Le drame rôde jusques dans les pages lumineuses du prix Nobel Ivo Andric. Dans ces écrits choisis, l'observation aiguë des choses et des gens donne toute sa matière au rire (Danielo Kis), à la nostalgie (Ivo Andric), à la réflexion (Miljenko Jergovic), aux larmes (Velibor Colic). La littérature, une des meilleures façons de voyager, quand on ne peut pas partir.

Paris / Balkan, version jazz

"Deux bières !", "un blanc !", les verres tintent. On s’active derrière le bar du Mandala, un quart d’heure avant l’entrée en scène de Janko Nilovic. Le piano noir, superbe, laisse reposer ses touches d’ivoire sur une scène encore paisible alors que la température monte dans le Jazz Club.

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mardi, juin 17 2008

Rio Loco sans Bregovic

Il devait clôturer le festival dimanche 22 juin avec l'orchestre des mariages et des enterrements. Mais Goran Bregovic, ne pourra pas être à la Prairie des Filtres. Les médecins de Belgrade lui ont interdit de voyager suite à une hospitalisation pour une fracture aux vertèbres.
Mais la clôture de cette édition balkanique se fera en fanfare...

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Bout de Balkans

Pour découvrir les Balkans, on a roulé jusqu'au pays le pays le plus proche : la Croatie. Enfin "proche", quand même 1300 km et un jour et demi de trajet depuis Toulouse.
Ca valait la peine de se taper tous ces km ! On a adoré les innombrables petites criques sauvages, bordées d'oliviers et l'eau translucide. Difficile de se détacher de la côte et des îles à perte de vue. Et aussi les villes anciennes et fortifiées : Split, Trogir,... les ambiances authentiques : fêtes de village, marchés,... et l'accueil chaleureux des Croates. Ils sont capables de répondre à votre question en employant des mots de plusieurs langues européennes dans la phrase !
N'hésitez pas à prendre la tente, vous trouverez plein de petits campings, accès direct à la mer et aux oliviers garanti.

Dubrojnik Un seul objectif : on y retourne !

"Le malheur vient plus vite des hommes que des loups" *

Ce n'est pas parce qu'on va faire la fête, qu'il faut laisser sa conscience au vestiaire ! Cela fait plusieurs années qu' Amnesty International est présent à Rio Loco. Le secrétaire du groupe de Toulouse, Michel Lespart évoque les difficultés à être une association qui oeuvre dans l'ombre.

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dimanche, juin 15 2008

Pour les beaux yeux du Mirail

H- 30 minutes. Des gamins courent autour des vendeurs de merguez, deux ados zigzaguent sur un scooter ; les mamans sont là les filles aussi, avec ou sans foulard, pendant que la Salamandre, l'école de musique du quartier, assure une très honorable première partie. C'est ambiance station balnéaire sur les bords du lac de la Reynerie, en attendant le grand concert de clôture de la "Fête nautique" organisée par le centre d'animation du quartier.

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Le chien aboie...

CarvanePasse"La Caravane passe" s’est arrêtée samedi soir Place Arnaud-Bernard pour deux heures de concert déjanté. Toma, Llugs, Cyrius, Ben et Pat viennent tout droit de Plèchti, tout petit village qui ne figure même pas sur les cartes, pour submerger le public toulousain de son énergie débordante.

La musique est entraînante pour des textes universellement drôles. Que se soit le "Kebab Uni" qui, aux quatre coins du monde, enfile ses "salade, tomate, oignons", couplet que le public reprend en choeur, ou bien la fête en l’honneur du mariage de Sacha, cousin de Llugs, et Mona, cousine de Toma.

La bonne humeur est à la fête avec ce groupe de joyeux drilles qui pour rien au monde ne se prendrait au sérieux. En digne fête familiale plèchtienne, les cinq musiciens ont déambulé en musique parmi un public de tout âge, comblé et joyeux, en remerciement à "tous ces gens qui ont sautés dans la caravane", lance Toma.

samedi, juin 14 2008

La Fanfare, véritable remède contre le Bleu à l’âme

4-1, le résultat est sans appel et c’est une véritable douche froide qui arrose les clients de la Bodega El Camino, ce vendredi soir. "Moi, je vais pas rester !", lance, désabusé, un jeune homme qui avait placé plein d’espoir dans l’équipe des Bleus.

Pas facile, pour la Fanfare de ranimer la flamme après une soirée footballistique en demi-teinte. Les sept musiciens sont aussi vêtus de bleu mais leur musique marque, elle, à tous les coups. "Approchez-vous pour combler ce vide devant nous", lâche le guitariste tentant de remettre l’ambiance à la fête.

Après quelques accords d’accordéon soutenus par un saxophone frondeur et une grosse caisse résonnante, le public ne tarde pas à se lâcher. Nous croisons même celui qui ne devait "pas rester". Une bière à la main tendue bien haut, il a finalement vite oublié son Bleu à l’âme.

vendredi, juin 13 2008

L'autre réalité des peuples des Balkans

Un reportage-photos sur les campements de Roms situés en périphérie de Lyon, à Vaulx-en-Velin sur les conditions de vies de cette communauté de 600 réfugiés venant de Roumanie et d'ex-Yougoslavie.
Voir les photos de Jean-Philippe Ksiazek, photographe de l'Agence France-Presse à Lyon depuis 2002.

Klavdij Sluban, la photographie comme écriture

Il y a cette femme qui vous regarde de derrière la vitre sale d'un autobus en hiver. Deux yeux perdus dans leur rêverie mais qui vous accrochent. Le résultat d'un hasard de rencontre ? Pas seulement, car il faut un certain état d'esprit de la part du photographe pour atteindre cela. Klavdij Sluban se veut auteur et non photojournaliste* et ses grands formats respirent l'éternité des peintures. Pas de matériel sophistiqué pour lui qui collectionne les récompenses les plus prestigieuses ; le noir et blanc, le noir surtout, et l'attention paisible portée aux hommes et à leur lieux de vie, qu'il semble ne faire que traverser, sans cesse.

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Espace Saint-Cyprien, jusqu'au 17 juillet
Klavdij Sluban


\* Notons que d'excellents photojournalistes sont aussi des auteurs qui passent plusieurs années sur un sujet : Stanley Greene, Paolo Pelligrin, James Nachtwey, Christopher Morris, Philip Blenkinsop, Marie-Paule Nègre, etc.

jeudi, juin 12 2008

Un petit morceau de ciel au Bijou

Hier soir, le joaillier du Bijou, Philippe Pagès, accueillait dans un écrin de musique le trio de Kocka Neba. Ce petit morceau de ciel, traduction littérale du nom du groupe, était, le temps d’une soirée, d’un bleu pur au-dessus de la tête des Toulousains venus assister au spectacle.

Pure, comme la voix impressionnante de Haris Haka RESIC. Originaire de Bosnie-Herzegovine, il a donné le ton dès le premier chant traditionnel où le public s’est retrouvé plongé dans les lointaines contrées balkaniques.

Nous étions là comme assistant à une fête de là-bas. Au point, qu’en plein milieu du concert, une spectatrice s’est invitée sur scène pour danser dans un tournoiement infini. En résumé : l’esprit communicatif et joyeux des Balkans.

Le Bijou

mercredi, juin 11 2008

"Je t’aime" sur le bout des lèvres

La jeune artiste serbe Laura Todoran vient d’inaugurer son exposition "L’alphabet des lèvres" dans le flambant neuf centre culturel Alban-Minville. Et, l’amour y est universel.

Quand vous aurez franchi la porte de la salle d’exposition, il vous faudra déambuler en récoltant ces mystérieuses cartes éparpillées au sol. Côté pile, un chiffre ; côté face, une bouche dessinée, plus ou moins ouverte.

Chaque numéro correspond à un son qu’un téléviseur vous présente en boucle. Il vous suffira d’aligner plusieurs chiffres pour avoir une suite de sons. Après, il vous faudra vous reporter au tableau qui donne la signification de cet enchaînement. Et, à chaque suite, un pays. Il ne vous reste plus qu’à articuler les sons que vous venez de découvrir pour susurrer, à la personne voulue, un "je t’aime" universel.

Centre culturel Alban-Minville 67, allée de Bellefontaine

mardi, juin 10 2008

Jean-Jacques Moles ou le partage

Le centre culturel des Mazades a pris un petit air de fête tzigane hier soir, avec le vernissage en musique avec Nomad's Land de l'exposition de Jean-Jacques Moles. Ses beaux portraits de roumains reflètent un pays encore hors du temps, hors du monde qui va trop vite (c'était avant l'intégration à l'UE). "Après-demain, je repars pour mon 14e voyage là-bas" explique le photographe autodidacte. " Pour moi c'est important de maintenir des liens. Et à mon retour, j'aime partager avec d'autres les moments que ces amis m'ont accordés".


Jean-Jacques Moles, portraits de Roumains

Contact : j.j.moles@wanadoo.fr

lundi, juin 9 2008

Des palmes à la pelle

Exposition d'affiches, courts métrages, films d'animation, films primés, la richesse du cinéma des Balkans s'étale sur toute la durée du festival Rio Loco. Serge Regourd, secrétaire général de la Cinémathèque et professeur de droit, à l'origine avec ses élèves de la venue de Miki Manojlovic, a bien voulu me donner son avis de passionné et de chercheur sur la création balkanique.

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Au petit trot avec Kalo

Je peux vous dire qu'hier, à la médiathèque José Cabanis, le public, de 3 à 73 ans, était captivé !

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