Laura les réalise dans les Ateliers municipaux. Elle associe une image à un mot, à la façon des panneaux routiers, mais, ici, l’interprétation est libre. Ce projet est né d’un constat : "Je trouve que l’art contemporain n’est pas accessible aux gens, il faut souvent lire de très longs textes pour comprendre, explique-t-elle, le pinceau à la main. Ce qui est important pour moi, c’est que tous les publics comprennent." L’universalité de l’art est effectivement sa première préoccupation.

Au travers de cette mosaïque de symboles, elle veut tracer "la route des Balkans" du festival. Car, elle a remarqué que beaucoup de Français aiment cette partie du monde pour sa musique. "Mais, confie la jeune femme, derrière cette énergie, il faut bien comprendre que les gens, là bas, vivent encore difficilement." Son doux regard replonge dans un passé qu’on devine douloureux, avant de lâcher : "Ça ne les empêche pas de tout donner ! C’est la caractéristique des Balkans : les gens donnent tout."

Nous la laissons parfaire un pictogramme : une lampe magique souligné du mot "rêve" ; "parce que les gens ont la force de croire dans les miracles", nous lance-t-elle avant de partir.
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