Une basse se fraie soudainement un chemin dans le public. Elle est tenue par Philippe Selve, aussitôt suivi de Vincent Legris qui part s’installer à sa batterie. Janko Nilovic, en noir lui aussi, s’installe discrètement. Près de quarante ans plus tôt, il inventait le jazz ethnique dont il s’apprête à donner un aperçu avec ce trio.

La basse vibre, la batterie percute et les doigts de Nilovic courent, rapides et agiles. Le public ? Subjugué ! Le jazz est en filigrane de toutes les compositions de la soirée aux sonorités balkaniques, orientales, slaves ou encore latine. Ce Paris / Balkan annonce comme il se doit le prochain arrêt : la Prairie des Filtres.

Le Mandala