Enlevés, comme Hélène, par la mélodie douce de la cithare et les ponctuations de la flûte de Pan, nous avons suivi hier le conteur Michel Hindenoch, dans les contrées lointaines des mythes de la Grèce antique. Sa voix, sa présence immense, depuis l'Olympe de la scène Garonne, comme le fil d'Ariane s'est déroulée en douceur. De l'amour au drame, de l'épopée des Dieux jusque dans le coeur des hommes, nous l'avons suivi, résistants à toutes autres sirènes. "Astérios" est la reconstitution de la grande geste de Thésée, par un des conteurs/musiciens les plus renommés en France. "Il m'a fallu en tout à peu près deux ans pour écrire et monter ce conte. Mais je prends mon temps" dit ce poète philosophe, homme mince aux cheveux blancs, tout de noir vêtu. Si simple à la ville et d'un charisme étonnant, seul en scène. "Depuis 30 ans que je fais ce métier, je vois de plus en plus d'adultes. Ainsi, c'est à eux que s'adresse le plus souvent mes récits. Au début, certains sont déroutés, parce qu'ils ne savent plus comment on écoute des histoires quand on est grands..." Ici, tout le monde à trouvé : il suffit de se laisser faire.

Le drôle de blog de Michel Hindenoch